Comment élaborer une première théorie du mal zombie en croisant la pyramide d’Abraham Maslow avec la théorie du cerveau triunique de Paul Mac Lean
Posted in Les zombies, Théories et méthodes marketing on 02/18/2009 12:26 by thomasAnalyser les symptômes grâce à la pyramide de Maslow
Dans mon précédent billet, j’ai appliqué la pyramide de Maslow au survivant afin d’expliquer comment une bonne priorisation des besoins était indispensable à la survie. Appliquée aux zombies, cette pyramide ressemble plutôt à ça:

Comme vous pouvez le voir, la pyramide des besoins du zombie n’est constituée que d’un niveau: celui des besoins physiologiques, et ce niveau n’est lui même constitué que d’un besoin: se nourrir de chair humaine (avec un préférence pour le cerveau). Sans vouloir rappeler des évidences, cela signifie par exemple:
- que même après avoir mangé 3 personnes, la seule et unique pensée du zombie sera de manger encore une autre personne (son besoin physiologique est insatiable);
- qu’un zombie ne va pas chercher à se protéger (il va avancer vers son but tant que l’espoir d’un bon repas se profil);
- qu’un zombie ne se sent pas forcément proche des autres zombies (pas de sentiment d’appartenance);
- qu’en l’absence de nourriture, un zombie n’a aucune motivation;
- qu’un zombie ne tire ou n’attribue aucun mérite au fait de manger quelqu’un (pas d’estime);
- qu’un zombie ne va jamais s’interroger sur le sens de la vie mais seulement sur le sens dans lequel le survivant est parti.
Rapprocher les symptômes mis en évidence par la pyramide de Maslow de la théorie du cerveau triunique
Là où la pyramide de Maslow appliquée aux zombies devient intéressante, c’est quand on la rapproche de la théorie du cerveau triunique. Tout comme Abraham Maslow, Paul Mac Lean a une vision très sédimentaire de notre comportement. Cependant, alors que Maslow se limite à un travail de taxinomiste, Mc Lean tente d’expliquer l’origine de cette sédimentation. En effet, selon lui, notre cerveau est composé de trois parties:
- le cerveau reptilien (”primitive brain”), que nous devons à notre premier stade de l’évolution et plus précisément à l’époque où les poissons sont devenus des batraciens. Il gère l’homéostasie (régulation de la respiration, du rythme cardiaque, de la tension, etc.), les besoins primaires (alimentation, sommeil, reproduction), les réflexes innés et notre instinct de conservation.
- le cerveau paléo-mammalien (”smell brain”), que nous devons à notre second stade de l’évolution, lorsque le reptile est devenu mammifère. Il gère notre mémoire, nos émotions et nos réactions d’alarme et de stress;
- le cerveau néo-mammalien (”thinking brain”), dont nous devons le développement à notre troisième et dernier stade de l’évolution, lorsque le singe est devenu bipède. Il nous donne la faculté de penser, de communiquer et de prévoir (capacité d’abstraction).
En plaçant ces strates sur une pyramide et en les mettant face à la pyramide de Maslow, nous obtenons le schéma suivant.

Première théorie du mal zombie: la destruction des cerveaux paléo-mammalien et néo-mammalien
Théorie
Comme vous pouvez le constater, les aspirations des zombies se limitent à celles dictées naturellement par le cerveau reptilien. Le corrolaire est donc que les zombies se comportent comme si leurs cerveaux paléo-mammalien et néo-mammalien avaient été détruits. Ceci n’est certes, pour l’instant, qu’une coïncidence qui demande à être vérifiée par des analyses anatomiques plus poussées mais compte tenu des moyens dont je dispose et de mes connaissances limités en neurochirurgie, je m’en contenterai pour l’instant. Ma théorie est donc qu’une infection d’origine virale, bactérienne, parasitaire ou une mycose détruit ou rend inopérant les cerveaux paléo-mammaliens et néo-mammaliens des sujets infectés, les laissant ainsi à la merci de leurs besoins les plus primaires.
Mettre la théorie en pratique pour mieux se défendre
Si tous les survivants savent désormais que le seul moyen de tuer un zombie est de lui tirer dans la tête (ou de lui retirer sa tête), rares sont ceux qui savent où tirer exactement. La théorie du cerveau triunique peut répondre à cette question.
D’un point de vue anatomique, un cerveau sain se compose de la sorte:

Chez les zombies, comme nous venons de le voir, nous pouvons supposer que le système limbique (qui correspond au cerveau paléo-mammalien) et le néocortexe (qui correspond au cerveau néo-mammalien) sont inopérants, ce qui nous donne le schéma suivant:

Deux zones doivent donc servir de cible, chacune jouant un rôle particulier:
- le tronc cérébral va gérer les besoins primaires du zombie, il doit être votre cible prioritaire;
- le cervelet ne gère que l’équilibre. Il n’est utile de le viser qu’à des fins de divertissement.
Les points de repère pour un tir de précision ou une ablation sont signalés sur le schéma suivant:

Détruire une autre zone ne sert à rien. Pour viser juste, visez le nez. Au dessus vous risquez de toucher une zone déjà morte.
Certains d’entre vous auront peut-être eu la surprise de voir un zombie continuer à avancer après un tir à la tête, désormais, ils sauront pourquoi.



